Minsitère de la Défense et des Anciens Combattants
 
 
 
 
M. Soumeylou Boubèye MAIGA

Ministre de La Défense et des Anciens Combattants

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<septembre 2017>
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LA GARDE NATIONALE DU MALI


Une force polyvalente avec une présence bien marquée, une véritable Armée de proximité.


Esprit Garde :


«Soldats de la loi animés d’une même volonté : Ne pas démériter »


L’éloge bien mérité adressé très souvent aux gardes dit ceci:

«Le Garde meurt (pour L’Etat) mais ne se rend jamais (à l’ennemi) »


Devise de la Garde Nationale :


« Servir partout avec honneur, loyauté et discrétion »

MISSIONS


Définies par la loi n°94-031 du 20 juillet 1994, les missions assignées à la Garde Nationale affichent clairement son caractère polyvalent. A savoir :


-    Assurer la sécurité au profit des institutions,  des autorités politiques et administratives :
-    Participer à la sûreté publique et au maintien de l’ordre public;
-    Participer à la police générale des circonscriptions administratives;
-    Concourir à la défense opérationnelle du territoire ;
-    Participer à la surveillance des frontières ;
-    Participer aux actions en faveur de la paix et l’assistance humanitaire ;
-    Participer  au développement économique, social et culturel du Mali.


Force combattante et de sécurité, la Garde Nationale est une vieille armée dont les origines remontent à l’aube de la colonisation.


Placée sous tutelle du Ministre chargé de la Défense Nationale, elle est affectée pour emploi au Ministère chargé de la Sécurité. La Garde Nationale est présente sur l’ensemble du territoire national. Elle apparaît comme une force à vocation hautement humaine et travaille essentiellement au profit des administrations et des populations.

Force la plus déconcentrée, son organisation calquée sur le découpage administratif du Mali lui confère une présence bien réelle.

Un bref rappel historique permet d’établir les étapes successives de son évolution depuis le 21 octobre1894 date de la création (par le Gouverneur de la colonie du Sénégal) à nos jours :

-    Gardes- Cercles Régionaux : 10 juin 0899
-    Gardes- Cercles Territoriaux : 21 octobre1910
-    Gardes – Goumiers : 1916
-    Gardes – Autonome du Mali : 1960- 1971
-    Garde Républicaine et Goum du Mali : 1970- 1994
-    Garde Nationale du Mali : 1994- 2005.


A la différence des Gardes, les Gardes Goumiers étaient recrutés essentiellement en milieu nomade et avaient pour moyen de déplacement le « Méhan » ou chameau.


En plus de leurs missions de sécurité des autorités administratives coloniales, de collecte d’impôts, les gardes avaient un rôle bien défini qui consistait, en cas de trouble,d’ insurrection ou de guerre, à concourir au maintien ou au rétablissement de l’ordre dans les cercles.

Ce corps en constante évolution et qui s’adapte aux réalités sociopolitiques du Mali prendra  la dénomination « Garde Nationale » après les événements de 1991 avec une redéfinition de ses missions. Il connaitra depuis, une restructuration en profondeur.



CARACTERISTIQUES ET ORGANISATION GENERALE


Caractéristiques :


La Garde Nationale se caractérise d’abord par son aptitude à s’adapter :


-    Adaptation à l’évolution sociopolitique et institutionnelle du Mali,
-    Adaptation à son cadre d’emploi ( à la fois force militaire et force de sécurité) ainsi qu’a son milieu (villes et campagnes).


Viennent ensuite sa polyvalence et son aptitude à s’adapter à toutes les missions et à toutes les circonstances. Sa connaissance parfaite du terrain et des hommes, sa capacité de renseignement et d’alerte du fait de sa présence partout sur le territoire national, la légèreté de ses structures et de son équipement (faciles à mettre en œuvre), la disponibilité et la motivation constante de son personnel font de cette armée l’une des plus efficaces.

 

La Garde Nationale se caractérise, en outre, par son ouverture aux autres forces et les bonnes relations de coopération qu’elle entretient avec les armées et pays amis. Cependant, elle ne connaît, d’une manière directe, que la coopération française qui a permis la création et l’équipement de certaines unités (notamment les Unités méharistes et de maintien d’ordre) tout en impulsant l’élan nécessaire pour sa montée en puissance.


Organisation Générale :


 . La Garde Nationale est articulée en :


- Un Etat- Major basé à Bamako et comprenant :
- Un cabinet, des divisions et une inspection.

. Des Unités Territoriales comprenant ;


-    Des Groupements Territoriaux composés des compagnies, des pelotons, groupes et postes permanents de sécurités, des services spécialisés (maçonnerie, menuiserie, forge, électricité, mécanique auto, coupe et couture).


-    Et une section de musique principale.


-    Des Unités mobiles comprenant


-    Un Groupement de Maintien d’Ordre basé à Bamako composé de trois escadrons.


-    Deux Groupements d’intervention rapide,


-    Six compagnies méharistes, des postes avancés d’observation. A ces unités mobiles, il faut ajouter les Patrouilles d’Intervention Rapide Terrestre « P.I.R.A.TE » et


-    Les compagnies Régionales d’Intervention dont le processus de création est très avancé  et qui seront chargées d’exploiter les renseignements et d’intervenir à temps réel sur le théâtre des opérations.


-    Groupements Territoriaux (GT) : Ils sont implantés dans le District de Bamako, les chefs lieux  de région et ont essentiellement pour missions d’assurer la sécurité de l’ensemble des institutions de l’Etat, des autorités politiques et administratives.


-    Leur personnel est déployé dans la quasi-totalité des services et édifices publics, des points sensibles et névralgiques (banque, infrastructures de télécommunication, ambassades, résidences des autorités politiques, judiciaires, administratives).


-    Groupement de Maintien d’Ordre (G.M.O): Ce groupement est composé de trois escadrons parfaitement rompus aux techniques de maintien d’ordre. A travers lui, la Garde Nationale a réussi sa montée en puissance en conciliant maintien d’ordre et missions de défense. Grâce à leur maîtrise et à leur savoir faire, ses éléments sont toujours sollicités pour être déployés avec la Police Nationale et la Gendarmerie dans le cadre du maintien ou du rétablissement de l’ordre.


-    Groupements d’intervention Rapide : (G.I.G.N.) dans le cadre de la police générale des circonscriptions et de la sûreté publique, et pour mieux surveiller les zones qui échappent à tout contrôle, il faut des moyens d ‘intervention rapide et d’interception. La création des Groupements d’interventions de la Garde Nationale (G.I.G.N) a permis de compléter efficacement le dispositif existant. Ils sont au nombre de deux et sont basés à Bamako mais avec une compétence territoriale nationale. D’un effectif assez réduit, ils sont équipés de véhicules 4*4 et de puissants moyens de communications radios.

Discrets, souples, légers, le G.I.N.G.N. doivent leur efficacité à la fluidité, la rapidité et leur autonomie de moyens. Dès lors, ils se sont montrés très efficaces dans la lutte contre les grands fléaux et ont été la réponse à une longue liste de problèmes auxquels le pays a été confronté (trafic illicites de tous genres, banditisme itinérant, etc.) D’une polyvalence rare, ils empêchent tout ennemi d’être maître du terrain  (capacités de renseignement, d’interception, de destruction, de secours et d’évacuation des éléments isolés); leur présence dans les  zones enclavées ou désertiques permet d’asseoir l’autorité de l’Etat. 

Depuis le début des événements  politiques en Côte d’Ivoire, ces deux groupements se relèvent mutuellement à la frontière avec ce pays pour la sécurité des populations.


De leur création (2001) à nos jours, les groupements d’interventions de la Garde Nationale ont fait montre de dynamisme dans les patrouilles de sécurité et de dissuasion avant pendant et après les événements de la canne 2002 dans les régions de Kayes, Ségou, Mopti et Bamako. Ils ont, en outre, contribué à la sécurisation des élections (présidentielles, législatives et communales) dans toutes les régions à l’exception de celle de kidal.


L’on se souvient par exemple, de leurs différentes interventions le long de la frontière avec la Côte d’Ivoire à la suite des événements en cours dans ce pays depuis le 19 septembre 2002. Ils ont ainsi contribué à l’accueil des personnes déplacées sur le territoire national et à leur acheminement sur les sites d’hébergement de réfugiés.

Unités Méharistes : une efficacité avérée, pilier de l’essor socio-économique au nord.


Au nombre de six compagnies, ces unités sont :


-    Unité Méhariste de Léré située à 600 km de Bamako (au sud de Tombouctou) :
-    Unité Méhariste de Ménaka située à 1500 km de Bamako ( au nord-est de Gao) :
-    Unité Méhariste d’Abeibara située à 1700 km de Bamako.
-    Unité Méhariste  Gossi située à 1000 km de Bamako.
-    Unité Méhariste d’Inakounder située à 1100 km de Bamako.
-    Unité Méhariste d’Inabog située à 1700 km de Bamako.


Ces Unités essentiellement montées à dos de chameaux, tirent leur nom du Méhari : c'est-à-dire le dromadaire.
Au-delà de leur fonction de parade, elles ont pu, grâce à leurs présence et à travers leurs missions de surveillance du territoire, de contrôle des frontières, de renseignement, d’alerte d’assistance aux populations; rétablir la confiance et assurer un climat de sécurité permettant ainsi le retour de l’administration dans ces zones. Aujourd’hui, leur bilan est positif à plus d’un titre. Présence de l’Etat et respect de son autorité dans le septentrion, consolidation de la paix et de la démocratie.

 

En somme, elles constituent un outil performant au service du développement dans les régions du Nord. Le Maire de la commune de Ménaka déclarait ceci lors de l’inauguration du camp Méhariste le 24 juin 2004 : « (…) Les Unités Méharistes ont permis de maîtriser parfaitement des préoccupations sécuritaires dans la zone. Ceci est un témoignage de leur réussite. »

 

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